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Documentation d'artistes diplômés de l'EESAB, 2013 - 2018

Marieke Rozé

Disque, 2016

Sculpture, terre crue et bois stratifié, 100 x 100 cm

Sans titre, 2014

Maquette, 2014, argile blanche, 35 x 35 cm

Diagramme pour les jeux de rimau-rimau et mughal-pathan, 1986

Ellora, Inde. Photographie de Jean-Paul Neveu. Source : Histoire des Jeux de société

Game Board, Egypte Antique

roche sédimentaire, 7 cm, The British Museum

 

 

J’emprunte le terme «achéologie-fiction» aux artistes Anne et Patrick Poirier. Je recherche le simulacre du jeu vestige archéologique et ce moment où le jeu est arrêté, suspendu, désactivé, somnolent. Ce rapport au jeu figé entre en contradiction avec l’idée du jeu comme activité féconde et vivante, impulsive et spontanée. «On ne joue plus». La fiction d’un temps perdu, desséché, l’inerte, le vestige, le reste. La fouille, la mémoire, ce qui se dégrade et ce qui reste d’un objet de jeu. Il y a une antinomie entre l’activité du jeu (la nature du jeu est dans l’action) et le jeu-objet vestige qui a perdu ses règles, sa signification, sa fonction. Les vestiges de jeu dont il ne resterait plus que des fragments, dépourvus de signes pour les identifier; qui se taisent, figés, énigmatiques. Le jeu dans sa forme pure, mystérieuse, dont on aurait oublié la signifiance. Le jeu auquel on ne peut pas ou plus jouer.