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Documentation d'artistes diplômés de l'EESAB, 2013 - 2018

Margaux Germain

MÀJ 07-12-2020

Madame Gil, 2019

3'46
vidéo HD couleur, son stéréo

Réalisée pour l'exposition TOPOS, quatre aperçus à la Maison des Arts de Grand-Quevilly, cette vidéo est une correspondance romancée entre Margaux Germain et une habitante de l’immeuble appelé « Pic du midi ». Basée sur un témoignage réel, cette fiction créée par l’artiste confronte deux versions de l’intérieur de l’immeuble : celle fantasmée de l’artiste et celle d’une personne qui y vit depuis 20 ans. 

Après avoir présenté les diplômés des écoles d’art du Grand Ouest en septembre 2018 avec l’exposition Nouvelle perturbation par l’Ouest, la Maison des arts poursuit son engagement en faveur de la jeune création en donnant cette année, une carte blanche à la jeune commissaire d’exposition, Adèle Hermier.

 

« (…) tout homme a dans sa tête une ville qui n’est faite que de différences, une ville sans forme ni figures, et les villes particulières la remplissent. »

Italo Calvino, Les villes invisibles, 1972.

 

Un après-midi de février, quatre artistes – Juliet Davis (de Rennes, vit et travaille à Manchester), Margaux Germain (de Brest, vit et travaille à Brest), Armelle Rabaté (d’Angers, vit et travaille à Paris) et Alisson Schmitt (de Montpellier, vit et travaille à Rennes) – se sont retrouvées à Grand-Quevilly. Il fait 16°, le ciel ne compte presque aucun nuage : un temps idéal pour découvrir la ville qui sera le sujet de leur exposition à la Maison des arts.

Si le point de ralliement de leurs démarches est la performance, une réceptivité face au corps s’inscrivant dans l’espace, elles divergent ensuite vers la sculpture, la réappropriation, le dessin ou encore la vidéo. Autant de médiums par lesquels elles évoqueront cette incursion et ce qu’elles en ont retenu – le milieu social, l’urbanisme, l’architecture ou la nature – à travers leurs yeux de femme artiste et avec l’expérience de toutes les villes qu’elles ont traversées.

Le « topo », c’est à la fois l’endroit où l’on se trouve, la topographie d’une ville, d’un territoire, mais aussi la forme brève d’une idée ou d’une démarche que l’on énonce. Un glissement étymologique a fait passer l’étude du lieu au discours, c’est ce dont il sera question ici.

 

Adèle Hermier

Vues de l'exposition Topos, quatre aperçus.