retour à l'accueil

Un projet mené par Documents d'Artistes Bretagne & l'École Européenne Supérieure d'Art de Bretagne, Brest - Lorient - Quimper - Rennes.

Documentation
d'artistes diplômés de l'EESAB.
2009 - 2015

icon favori+ 0

Jonas Delhaye

MÀJ 29-04-2015

filtres

  • thématiques
    • contexte
    • paysage
    • récit
    • territoire
    • espace
    • temps
    • langage
  • médiums
    • photographie
    • film, vidéo
    • installation
    • sculpture
    • performance
    • musique, son
    • espace public
    • scénographie

L'exposition (Ch)Arpenteur initiée par Denis Cantito questionne l'adaption du végétal dans une friche architecturale. Sur son invitation, cinq artistes et architecte sont conviés à intervenir au sein même de l'oeuvre monumentale de Denis ("Cent-feuilles" 6 x 10 x 25 m). La structure du "Cent-feuilles" est un plan incliné soutenu par 8 charpentes en forme de parapluies renversés, formellement inspirés par le système racinaire du Pin des Landes.

Artistes : Denis Cantito, Nicolas Chatelain, Jonas Delhaye, Julien Laforge, Pierrick Naud, François Seigneur.

L'Attrophié, 2014

Assemblées à la contre-fiche uniquement par chevillage traditionnel en pin Laricio, le verre devient une extension de la poutre et joue de la fibre et du lignage du bois. La lumière se posant sur le verre, les tranches du verre deviennent lumineuses et prolongent en superposition le dessin du lignage du bois. Nommé l'Attrophié car étant le seul "parapluie renversé" de l'exposition dont la poutre est sectionné, cette présence en transparence devient comme le membre fantôme persistant.

  • Verre, chevilles en pin Laricio

  • Verre, chevilles en pin Laricio

  • Verre, chevilles en pin Laricio

L'Atrophié - Percée, 2014

Des percées sont faites dans les noeuds du contreplaqué qui forme la surface du "Cent-feuilles" de Cantito, percées interdépendantes aux plaques de verre apposées et chevillées le long des poutres en bois.

En arpentant l'espace d'exposition, des points lumineux issus des noeuds apparaissent en reflets sur le verre.

L'appréhension lumineuse joue du déplacement spatial, de l'alignement du regard, la surface se faisant interface entre deux espaces intérieur/extérieur, dessus/dessous, obscurité/clarté, invoquant autant les phénomènes lumineux des sous-bois que le principe photographique originelle : une réception photosensible.

La présence est ténue, ne s'attaquant pas frontalement à la monumentalité de l'oeuvre qui en est aussi le support, mais elle s'immisce comme pourrait le faire le gui sur un arbre, une présence qui prend attache, se déploie et se révèle au sein d'un autre organisme.

  • Verre, chevilles en pin Laricio

  • Verre, chevilles en pin Laricio

  • Verre, chevilles en pin Laricio

  • Verre, chevilles en pin Laricio